Mami Wata est l’une des divinités les plus connues d’Afrique de l’Ouest et du Centre. On la retrouve au Bénin, au Togo, au Ghana, au Nigeria, au Cameroun, et jusque dans la diaspora. Au Couvent sacré Ehoun Vodoun de Dogbo, une grande fresque de Mami Wata veille sur la salle où le Hounnon Djanminnou Hossou reçoit.

Une divinité des eaux

Son nom vient de l’anglais « Mammy Water », la mère des eaux. Elle est liée à la mer, aux rivières et aux lagunes. On la représente le plus souvent sous la forme d’une femme à queue de poisson, les cheveux longs, un serpent enroulé autour du corps. Le serpent rappelle sa puissance et son lien avec les forces du monde invisible.

Beauté, séduction et abondance

Mami Wata est associée à la beauté, au charme et à la prospérité. Ses adeptes lui offrent des parfums, des miroirs, des objets brillants et des douceurs. C’est vers elle que l’on se tourne pour les questions de séduction et de relation amoureuse, mais aussi pour l’abondance dans le commerce.

Elle est aussi réputée exigeante : on ne s’adresse pas à Mami Wata à la légère. Le respect des interdits et la sincérité de la démarche comptent autant que l’offrande.

Mami Wata et le retour affectif

Au couvent, les rituels de retour affectif sont placés sous l’autorité de Mami Wata et de Tohossou, le roi des eaux. Le but n’est pas de forcer une personne, mais d’apaiser ce qui s’est brisé et de rouvrir le chemin entre deux êtres. Avant tout rituel, le Maître consulte le Fâ pour savoir si cette voie est juste.

Mami Wata et Tohossou, deux puissances différentes

On confond parfois Mami Wata avec Tohossou. Dans la tradition du Dahomey, ce sont deux divinités distinctes : Tohossou est un roi des eaux douces, lié aux naissances et aux secrets ; Mami Wata est la mère des eaux, liée à la beauté et à la richesse. Les deux peuvent être sollicitées ensemble.

Le Maître consulte à distance depuis le couvent de Dogbo, au Bénin : France, Suisse, Belgique, Côte d’Ivoire et Gabon.

Écrire au Maître sur WhatsApp : +229 01 55 94 90 45